ZEN PAYS BASQUE

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ASSOCIATION ZEN PAYS BASQUE ( 64 ) . AFFILIEE A L'ASSOCIATION ZEN INTERNATIONALE . FONDATEUR ; MAITRE DESHIMARU . REFERENT ; MAITRE ROLAND YUNO RECH .


Traductions des sutras et chants

Publié par Zen Pays Basques sur 20 Mars 2017, 09:00am

Catégories : #Traductions des sutras

Maka Hannya Haramita Shingyo

Aller, aller, aller tous ensemble,
aller au-delà du par-delà.
Calligraphie de Maître taisen Deshimaru.

C’est l’un des sutras les plus importants du bouddhisme Mahayana. On l’appelle aussi, dans d’autres traditions bouddhistes, Sutra du cœur. C’est le cœur, l’essence de l’enseignement du Bouddha, résumé en 262 idéogrammes chinois. Il est chanté tous les jours après zazen dans les temples et dojos.
Le sens de ce sutra : lorsque le bodhisattva comprend que formes et phénomènes ne sont pas différents de la vacuité, il réalise la grande sagesse et par cet éveil, il aide toutes les existences à se libérer de la souffrance.

Maka Hannya Haramita Shingyo

Kan ji zai bo satsu. Gyo jin han-nya ha ra mi ta ji. Sho ken go on kai ku. Do is-sai ku yaku. Sha ri shi. Shiki fu i ku. Ku fu i shiki. Shiki soku ze ku. Ku soku ze shiki. Ju so gyo shiki. Yaku bu nyo ze. Shari shi. Ze sho ho ku so. Fu sho fu metsu. Fu ku fu jo. Fu zo fu gen. Ze ko ku chu. Mu shiki mu ju so gyo shiki. Mu gen ni bi ze-shin ni. Mu shiki sho ko mi soku ho. Mu gen kai nai shi mu i shiki kai. Mu mu myo yaku mu mu myo jin. Nai shi mu ro shi. Yaku mu ro shi jin. Mu ku shu metsu do. Mu chi yaku mu toku. I mu sho toku ko. Bodai sat-ta. E han nya ha ra mi ta ko. Shin mu kei ge mu ke ge ko. Mu u ku fu. On ri is-sai ten do mu so.Ku gyo ne han. San ze sho butsu. E han-nya ha ra mi ta ko. Toku a noku ta ra san myaku san bo dai. Ko chi han-nya ha ra mi ta. Ze dai jin shu. Ze dai myo shu. Ze mu jo shu. Ze mu to do shu. No jo is-sai ku. Shin jitsu fu ko. Ko setsu han-nya hara mi ta shu. Soku setsu shu watsu.
Gya tei gya tei hara gya tei.
Hara so gya tei bo ji so wa ka.
Han-nya shin gyo.

Maka Hannya Haramita Shingyo - Essence du Sutra de la Grande Sagesse qui permet d’aller au-delà

Le bodhisattva de la Grande Compassion, Avalokiteshvara, par sa pratique profonde de la Grande Sagesse, voit que les cinq agrégats ne sont que vacuité (ku) et par cette compréhension, il soulage toutes les souffrances. Shariputra, les formes (shiki) ne sont pas différentes du vide (ku) et le vide n’est pas différent des formes. Shiki lui-même est ku, ku lui-même est shiki. Il en est ainsi aussi de la sensation, de la perception, des formations mentales et de la conscience. Shariputra, toutes les existences ont l’aspect de ku. Elles sont sans naissance ni extinction, ni pures ni souillées, elles n’augmentent ni ne diminuent. Donc, dans ku, il n’y a ni forme, ni sensation, ni perception, ni formations mentales, ni conscience ; ni oeil, ni oreille, ni nez, ni langue, ni corps, ni conscience. Il n’y a ni couleur, ni son, ni odeur, ni goût, ni toucher, ni pensée. Donc, dans ku n’existe pas de domaine des sens. Il n’y a ni ignorance ni cessation de l’ignorance, ni illusion ni cessation de l’illusion. Il n’y a ni dégénérescence et mort ni cessation de la dégénérescence et de la mort. Il n’y a ni souffrance, ni cause, ni cessation, ni sentier. Il n’y a ni sagesse, ni obtention, ni non-obtention. Pour le bodhisattva, grâce à la Grande Sagesse qui conduit au-delà, l’esprit sans obstacle ne connaît pas la peur, et toute illusion, tout attachement sont éloignés. Il peut parvenir à l’ultime fin, le nirvana. Tous les bouddhas du passé, du présent et du futur pratiquent la Grande Sagesse et ainsi atteignent le plus parfait éveil. Donc, nous devons comprendre qu’Hannya haramita est le grand mantra brillant et lumineux. Le plus élevé de tous les mantras qui est incomparable. Sa force coupe toutes les souffrances. C’est le vrai mantra. Par lui il est possible d’atteindre l’essence de toute vérité : Aller, aller, aller ensemble au-delà du par-delà, jusqu’à l’accomplissement total de la Voie.

 

Hokyo Zan Mai

Nyo ze no hõ, busso mitsu ni fusu. Nanji ima kore wo etari. Yoroshiku yoku hõgo subeshi. Ginwan ni yuki wo mori.Meigetsu ni ro wo kakusu. Ruishite hitoshikarazu. Konzuru tokinba tokoro wo shiru. Kokorokoto ni arazareba, raiki mata omomuku. Dõzureba kakyu wo nashi, tagaeba kocho ni otsu. Haisoku tomoni hi nari. Daijaku no gotoshi.Tada monsai ni arawaseba, sunawachi zenaa ni zokusu Yahan shõmei, tengyõ furo Mono no tameni nori to naru. Michite shoku wo nuku. Ui ni arazu to iedomo, kore go naki ni arazu.

Hõkyõ ni nozonde, gyõ-yõ aimiru ga gotoshi. Nanji kore kare ni arazu, kare masani kore naji. Yo no yõji no gosõ gangu suruga gotoshi. Fukyo furai, fiku fuju, baba wa wa, uku muku, tsui ni mono wo ezu. Go imada tadashikarazaru-ga yueni. Ju-ri rikkõ hen-shõ e-go, tatande san to nari, henji tsukite go to naru. Chisõ no ajiwai no gotoku. Kongõ no cho no gotoshi. Shõ-chû myõ-kyõ, kõshõ narabi agu Shû ni tsûji to ni tsûzu, kyõtai kyõ-ro.

Shakunen naru tokinba kitsu nari. Bongo subekarazu. Tenshin ni shite myõ mari. Meigo ni zoku sezu. Innen jisetsu, jaku-nen to shite shõ-cho su. Sai ni wa muken ni iri,dai ni wa hõjo wo zesu. Gõkotsu no tagai, ritsuryo ni ozezu. Ima tõzen ari. Shu-Shu wo rissuru ni yotte, shû-shu wakaru. Sunawachi kore kiku nari. Shû tsûji shu kiwamaru-mo, shinjõ ruchû. Hoka jaku ni, uchiogoku wa, tsunageru koma, fukuseru nezumi. Senshõ kore wo kanashide hõ no dando to naru. Sono tendõ ni shitagatte, shi wo motte so to nasu. Tendõ sõ-messu reba, kõshin mizukara yurusu.Kotetsu ni kanawan to yõseba,kõ zenko wo kanzeyo.

Butsu-dõ wojõzuru ni nannan to shite jukkõ ju wo kanzu.Tora no kaketaru ga gotoku, uma no yome no gotoshi. Geretsu aru wo motte, hõ kichingyo, kyõri aru wo motte rinu byakko.Gei wa gyõriki wo motte iti hyappo ni atsu, senpõ aiõ, gyõ riki nanzo azukaran. Bokujin masani utai, sekijo tatte mau. Jõshiki itaru ni azaru, mushiro shiryo wo irenya. Shin wa kimi ni bushi, ko wa chichi ni junzu.Junzezareba kõni arazu, buse-zareba ho ni arazu.Senkõ mitsuyõ wa gu no gotoku, ro no gotoshi. Tada yoku sõzuku suru wo, shu-chû no shu to nazaku.

Sans erreur et sans doute, tel est le Dharma. Le Bouddha et les Maîtres de la transmission n'en ont pas parlé, À l'instant, vous pouvez l'obtenir, Aussi, je vous en prie, conservez-le intact. La neige sur le plateau d'argent, La lune qui éclaire le héron blanc Sont proches, mais non identiques Intimement mêlés, Mais chacune persévère en son être. La conscience n'est point langage, Mais, s'il le faut, nous devons nous exprimer. Troublés par les mots, Vous ne pouvez éviter le gouffre, En désaccord avec les mots, Vous arrivez à l'impasse du doute. S'éloigner ou toucher, L'un et l'autre sont erronés, Cela est comme une boule de feu. Minuit est la vraie lumière, L'aube n'est pas claire Ce précepte doit devenir la règle : Si vous savez l'utiliser, Vous éliminez souffrances et difficultés. Sans langage, cela peut devenir conscient, Si cela est inconscient, cela devient langage. Quand vous vous regardez dans un miroir, Forme et reflet se font face. Vous n'êtes pas le reflet, Mais le reflet est vous. Quand le droit et l'oblique Se rencontrent et se croisent, Demande et réponse coïncident exactement. Cela est intime avec l'origine, Familier avec la Voie. Si le mélange s'accomplit, Naît la félicité, Mais ne doit pas subsister La moindre erreur. C'est innocent et mystérieux, Ce n'est ni illusion ni illumination. La loi d'interdépendance se réalise Dans le silence et la clarté du cœur. Le microcosme pénètre dans l'infini, Le macrocosme ne connaît point de limites. Mais que surgisse la moindre différenciation, Et se rompt l'harmonie musicale. De nos jours, coexistent le subit et le graduel, II y a séparation et comparaison", Quelle que soit la compréhension de chacun, Quelle que soit sa réalisation, Même le véritable Éveil n'échappe pas à la souillure Au-dehors, le calme, Au-dedans, le mouvement, C'est comme le cheval entravé Et le ra qui se cache. Tous les maîtres de la transmission S'en sont affligés Aussi, ont-ils divulgué le Dharma. Chacun suit l'illusion et se fourvoie, II ne distingue plus le blanc du noir Mais, quand l'illusion se dissipe, Chacun peu comprendre par lui-même. Si vous désirez suivre Les anciennes traces transmises Je vous en prie, examinez avec attention L'exemple des anciens. L'arbre a été observé Depuis dix millions d'années Pour réussir la Voie du Bouddha. Comme le point faible du tigre, Comme les yeux nocturnes du cheval, Parce qu'ils se sous-estiment, Les êtres humains croient Inaccessible le trésor Et leur esprit rôde dans l'horreur. Aussi, pour eux, le maître doit-il Se changer en chat ou en bœuf blanc. Le maître du tir à l'arc Grâce à sa technique parfaite Peut atteindre la cible Même à la plus grande distance. Mais si la flèche et la lance Se heurtent en plein vol II n'est plus question de technique. L'homme de bois chante, La femme de pierre se lève et danse. Les suivants doivent obéir au souverain, Le fils doit suivre le père Ne pas suivre est contraire au devoir familial, Ne pas obéir serait contraire à l'ordre. L'action cachée, intime et secrète Du dehors paraît stupide et bornée, Cela s'appelle le sujet dans le sujet, Cela seulement réussit.

Sandokai

Chikudo daisen-no shin, tôzai mitsuni aifusu. Ninkon-ni ridon ari. Dô-ni namboku-no so nashi, reigen myô-ni kôkettari, shiwa an-ni ruchû su. Ji-o shû-suru-mo moto kore mayoi. Ri-ni kanô-mo mata satori ni-arazu. Mon mon issai-no kyô. Ego-to fuego-to, eshite sara-ni aiwataru. Shikarazareba kurai-ni yotte jûsu. Shiki-moto shitsuzô-o kotonishi. Shô-moto rakku-o koto-ni su. An-wa jôchû-no koto-ni kanai, mei-wa seidaku-no ku-o wakatsu. Shidai-no shô onozukara fukusu ko-no sono haha-o uru-ga gotoshi. Hi-wa nesshi, kare-wa dôyô. Mizu-wa uruoi. chi-wa kengo. Manako-wa iro, mimi-wa onjô. Hana-wa ka, shita-wa kanso, shikamo ichi-ichi-no hô-ni-oite. Ne-ni yotte ha bunpu su. Honmatsu subekaraku shu-ni ki subeshi. Sonpi sono go-o mochiyu, meichû-ni atatte an ari. Ansô-o motte ô koto nakare. Anchû-ni atatte mei ari. Meiso-o motte miru koto nakare. Meian ono ono aitai-shite. Hi-suru-ni zengo-no ayumi-no gotoshi. Banmotsu onozukara kô ari. Masami yô-to sho-to-o yûbeshi. Jison sureba kangai gasshi. Ri ôzureba sempô sasô. Koto-o ukete-wa subekaraku shû-o esubeshi. Mizukara kiku-o rissuru koto nakare. Soku moku dô-o esezumba. Ashi-o hakobu-mo izukunzo michi-o shiran. Ayumi-o susumureba gon'on-ni arazu, mayô-te senga-no ko-o hedatsu. Tsutsushinde sange-no hito-ni môsu. Kôin munashiku wataru koto nakare.

******

L'esprit du zazen (Zazenshin)

La Voie de l'Éveil, transmise directement de Bouddha à Bouddha et de patriarche à patriarche, Ne peut être actualisée que par la non-pensée et accomplie par la non-discrimination. Comme elle est actualisée sans pensée, Sa compréhension est directe, intime et parfaite. Comme elle est accomplie sans discrimination, Elle est vérifiée spontanément et inconsciemment. Comme son actualisation est inconsciemment et naturellement intime, Elle est éternellement sans souillure. Comme son accomplissement est vérifié spontanément, II transcende toute contradiction. Sa lumière, ne dépendant de rien, Brille d'elle-même, tel un joyau précieux. Étant sagesse intuitive du Bouddha, Elle est pure de toute trace d'illusion et [même] d'Éveil. Comme sa vérification est libre de tout concept Elle découle de la pratique persévérante et sans but. Elle est comme une eau pure qui pénètre le tréfonds de la terre, aussi libre que le poisson qui nage. Elle est comme le ciel sans limite, aussi libre que l’oiseau qui vole.

Dahi shin darani

 

[Sôtô] Dahishin darani : La dhâranî de la grande compassion

[Sôtô] Na mu ka ra tan nô to ra ya- ya-
Hommage aux trois joyaux !

[Sôtô] na mu o ri ya-
Gloire au saint

[Sôtô] bo ryo ki- chi- shi fu ra- ya-
Avalokiteshvara,

[Sôtô] fu ji sa to bo- ya-
L'être d'éveil,

[Sôtô] mo ko sa to bo- ya-
Le grand être,

[Sôtô]mo- ko- kya- ru ni kya- ya-
Le grand compatissant !

[Sôtô] en
Om !

[Sôtô] sa- ha ra ha- e-
À celui qui entre toutes les peurs

[Sôtô] shû tan nô ton sha-
Est le protecteur !

[Sôtô] na mu shi ki ri- to i mo- o ri ya-
Après avoir rendu hommage qu'ici le saint

[Sôtô] bo ryo ki- chi- shi fu ra- rin tô bo-
Avalokiteshvara se manifeste.

[Sôtô] na- mu- no- ra- kin ji-
Gloire à celui qui a la gorge bleue !

[Sôtô] ki- ri- mo- ko- ho- do- sha- mi-
Puissé-je atteindre son cœur !

[Sôtô] sa- bo- o- tô jo- shu- ben
Que tous les désirs soient exaucés ! Splendide !

[Sôtô]o- shu- in
Plus de victoire possible

[Sôtô] sa- bo- sa- to- no- mo- bo- gya-
Pour tous les mauvais esprits.

[Sôtô] mo- ha- te- cho-
Que les destinées soient purifiées !

[Sôtô] to- ji- to-
Ce n'est que ce qui suit :

[Sôtô] en o- bo- ryo- ki-
Om ! La lumière

[Sôtô] ru- gya- chi-
-[Sôtô] kya- ra- chi-
Au-delà du monde !

[Sôtô] i- ki ri
Oh, soleil !

[Sôtô] mo- ko- fu ji sa- to-
Grand être d'éveil,

[Sôtô] sa- bo- sa- bo-
[Sôtô] mo- ra- mo- ra-
Garde en mémoire, garde en mémoire !

[Sôtô] mo- ki- mo- ki- ri- to- in
Le cœur !

[Sôtô] ku- ryo- ku- ryo- ke- mo-
Fais, fais, l'acte !

[Sôtô] to- ryo- to- ryo- ho- ja- ya- chi-
Garde, garde, le victorieux !

[Sôtô] mo- ko- ho- ja- ya- chii
Le grand victorieux !

[Sôtô] to- ra- to- ra-
Tiens, tiens !

[Sôtô] chi ri ni-
[Sôtô] shi fu ra- ya-
Le maître détenteur !

[Sôtô] sha- ro- sha- ro-
Agis, agis !

[Sôtô] mo- mo- ha- mo- ra-
Pur et détaché des souillures,

[Sôtô] ho- chi- ri-
Le corps pur !

[Sôtô] i- ki- i- ki-
Viens, viens !

[Sôtô] shi- no- shi- no-
 

[Sôtô] o ra san fu ra sha- ri-
 qui éteint la convoitise

[Sôtô] ha- za- ha- zan
 qui éteint la haine

[Sôtô] fu ra sha- ya-
 qui éteint l'ignorance

[Sôtô] ku- ryo- ku- ryo- mo- ra-
Enlève, enlève les souillures

[Sôtô] ku- ryo- ku- ryo- ki- ri-
Enlève, soleil !

[Sôtô] sha- ro- sha- ro-
Jaillis, jaillis !

[Sôtô] shi- ri- shi- ri-
Apparais, apparais !

[Sôtô] su- ryo- su- ryo-
Avance, avance !

[Sôtô] fu ji ya- fu ji ya-
Éveille, éveille !

[Sôtô] fu do ya- fu do ya-
Qu'ils s'éveillent, qu'ils s'éveillent !

[Sôtô] mi- chi ri ya-
Le bienveillant !

[Sôtô] no ra kin ji-
À la gorge bleue !

[Sôtô] chi ri shu ni no-
[Sôtô] ho ya mo no
Le joyeux !

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] shi do ya-
À l'accompli !

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] mo ko shi do ya-
Au grand accompli !

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] shi do yu- ki-
À l'accompli, dans les pratiques !

[Sôtô] shi fu ra- ya-
Le maître !

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] no ra kin ji-
À celui qui a la gorge bleue !

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] mo- ra- no- ra-
à celui qui a la tête d'un sanglier

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] shi ra su- o mo gya- ya-
À celui qui a la tête d'un lion !

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] so bo mo ko shi do ya-
À tous les grands accomplis !

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] sha ki ra- o shi do- ya-
À celui qui brandit la roue !

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] ho do mo gya shi do ya-
À celui qui porte le lotus !

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] no ra kin ji- ha- gya ra ya-
À celui qui a la gorge bleue !

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] mo- ho ri shin gya ra ya-
 

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] Na mu ka ra tan nô to ra ya- ya-
Hommage aux trois joyaux !

[Sôtô] na mu o ri ya-
Gloire au saint

[Sôtô] bo ryo ki- chi-
 

[Sôtô] shi fu ra- ya-
Avalokiteshvara !

[Sôtô] so mo ko-
Amen !

[Sôtô] shi te do- mo do ra ho do ya-
C'est accompli, aux phrases du mantra

[Sôtô] so- mo- ko-
 

La dhâranî de la grande compassion


Abondamment utilisée dans la plupart des rituels zen, la dhâranî de la grande compassion (jap. daihishin darani) est une formule d'invocation empruntée au tantrisme chinois. Il s'agit d'une supplique adressée à Avalokiteshvara, le bodhisattva de la compassion. La formule est enseignée par Avalokiteshvara lui-même dans Le sûtra de la grande compassion à mille mains et mille yeux (jap. Senju sengen daihishin gyô) : Qui la récitera sera sauvé des malheurs ! Ce texte eut une audience toute particulière en Extrême-Orient et la formule est utilisée par toutes les écoles bouddhistes japonaises.

Les dhâranî détiennent (le terme provient de la racine dhar-, "porter") un pouvoir par leur seule prononciation en sanskrit, langue sacrée par excellence. Elles ne sont donc pas traduites mais simplement translittérées et prononcées à la Chinoise ou à la Japonaise. Dans cette supplique, les termes de namah et de svâhâ, les formules oblatives habituelles des rituels tantriques sont répétées de nombreuses fois : l'orant se place, dans un rapport vibrant et émotionnel, sous la protection d'Avalokiteshvara.

Nous donnons les prononciations propres aux trois écoles zen japonaises, sôtô, rinzai et ôbaku. Les différences de prononciation entre les écoles sôtô et rinzai sont mineures. La prononciation de l'école ôbaku introduite au Japon par des moines chinois au XVIIe siècle reflète, elle, celle de l'époque Ming. Référence : Zengaku daijiten ("Le grand dictionnaire des études zen"), Komazawa Daigakunai, Taishûkan shoten, Tôkyô, 1978, volume additionnel, pp. 145-146. Les tirets indiquent un son long.

Amoghavajra (705-774) et Vajrabodhi (662-732), deux maîtres tantriques ont laissé des lectures en siddham, l'alphabet indien, de cette dhâranî permettant une traduction depuis le sanskrit (références canon bouddhique, Taishô, XX, 1113b et 1061). Leurs versions sont légèrement différentes de la version commune et ne permettent pas toujours une reconstitution exacte.

La version française donnée n'est qu'une première tentative de traduction.

Conformément au sûtra dans la version de Gabondatsuma, la dhâranî est divisée en 82 alinéas.

Busshô Kapila

1 - Busshô Kapila (les mains en gasshô)
Jôdo Makada
Seppô Harana
Nyumetsu kuchira
Nyorai oryoki
Gakkon toku futen
Ganku issai shû
Tôsan rinku jaku

2 - Shinjin pashin biru shanofû (les mains en gasshô)
Enmom hôshin ru shanofu
Senpai kashin shakyamuni fû
Tôrai san miruson fû
Jihô sanshi i shi fû
Daijin myô horenkagin
Daishin mônjû suribusa
Daian fuen busa
Daihi kanshi in busa
Shi son busa mokosa
Moko hoja horomi

3 - (à Hakari, dans la première phrase mettre succisevement les mains, rapidement en gasshô, en kin-hin, puis en zazen)
Hitotsu ni wa, kôno wa hakari ka no rai sho wo hakaru
Futatsu ni wa, onorega tokugyô no zen ketto wo hakatte kuni ôzu
Mitsu ni wa, shin wo fusegi toga wo hanareru kotowa tontô wo shûtto su
Yôtsu ni wa, masani ryôyaku wo koto to suruwa gyôko wo ryôzen ga tamenari
Itsutsu ni wa, jô dô no tame no yeuni ima kono shiki wo uku

4 - Jiten kijin shû (seul le maître dit ce passage)
Gokin suji kyû
Suji hen jihô
Ishi kijin kyô

5 - Jôbun sambô (lever le bol à hauteur de son front)
Chûbun shion
Gekyu rokudô
Kaidôku jô

6 -Ikkui dan issai aku
Nikui shu issai zen
Sankui do sho shu jô
Kaigu jô butsudô

7 - Gashi sen bassui (avant de boire le thé)
Nyo ten kan romi
Seyo ki jinshû
shitsu ryo tokubo u man
Onma kura sai sowaka

1 - Le Bouddha est né à Kapilavastu, il eut le satori à Magada, il enseigna à Harana, il entra dans le nirvâna à Kuchira. Les bols du Tathagatha, nous les ouvrons maintenant. Puissions-nous, ainsi que tous les êtres, atteindre au nirvâna et nous débarrasser des trois poisons.

2 - La pureté universelle du Bouddha Vairoccana, la forme universelle du Bouddha Vairoccana, tous les phénomènes sont Bouddha, le Bouddha Maîtreya qui naîtra dans le futur, tous les bouddha passés, présents et futurs dans les dix directions, le grand et parfait Samantabhadra, Avalokiteshvara, le Bodhisattva de la compassion universelle, tous les bodhisattvas et le patriarches et le soûtra de la Prajñâ-pâramitâ.

3- D'où vient cette nourriture ? Ma gratitude va à celui qui l'a préparée. Je reçois ce don de nourriture en considérant mes imperfections. Stopper la colère et les désirs, c'est la vraie religion. Cette nourriture doit être prise comme un médicament pour la santé du corps. Je prends cette nourriture afin de me perfectionner dans la Voie.

4 - Vous, tous les morts et toutes les existences animales (prêtas), maintenant je vous offre cette nourriture, qu'elle se répande dans l'univers tout entier, j'espère manger avec vous.

5 - Pour le Bouddha, le Dharma, le Sangha, pour la société et l'humanité toute entière, pour les innocents et ceux qui ne peuvent s'aider eux-mêmes, pour toutes les existences de l'Univers que cette nourriture soit offerte et mangée.

6 - La première cuillerée est pour couper tout mal, la seconde pour pratiquer le bien, la troisième pour aider tous les êtres; tous ensemble, nous suivrons la Voie du Bouddha

7 - J'offre cette eau à tous les morts, que cela leur serve de nourriture, qu'elle les désaltère comme la rosée du matin.

 

 

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